Poème extrait de Romanzero (1851)

 

La princesse Shabbat

Dans le livre des contes d’Arabie
On voit des princes maudits
Qui retrouvent par moments
Leur première belle apparence :
Le monstre couvert de poils
Est devenu un fils de roi ;
Richement, brillamment vêtu,
Et, amoureux, il joue de la flûte.
Mais expire le délai enchanté,
Et voilà que soudain on revoit
Son altesse royale
Monstrueusement hirsutifié.
C’est un prince au semblable destin
Que chante ma chanson. Il s’appelle
Israël. Il a été transformé
en chien par des paroles de sorcière.
Un chien avec des pensées chiennes,
Il cabotine toute la semaine
À travers la crotte et l’ordure de la vie,
Moqué par les petits garçons des rues.
Mais chaque vendredi soir,
Dans l’heure du crépuscule, soudain,
L’enchantement se dissipe, et le chien
Redevient de nouveau un être humain.
Humain avec des pensées humaines,
Haute la tête et haut le coeur,
Solennel, presque bien habillé,
Il entre dans le lieu paternel.
« Salut, ô bien-aimé lieu
de mon père royal !
Tente de Jacob, ma bouche
Baise les saints piliers à ton entrée »
Dans tout le bâtiment mystérieusement
Traîne un murmure, un conciliabule,
Et l’invisible maître des lieux
Respire macabre dans le silence.
Silence ! Seul le sénéchal
(vulgo l’employé de la synagogue)
Saute affairé ici et là
Pour allumer les lampes.
Les lumières dorées, promesses consolantes,
Comme elles brillent, comme elles scintillent !
Les chandelles aussi portent un éclat
Laqué à la balustrade de l’almemor.
Devant le coffre où on conserve
La Thora et qui est suspendu
Avec la précieuse couverture de soie
Qui étincelle de pierres précieuses –
Là déjà se tient à son pupitre
Le chantre de la communauté ;
Un joli petit homme dans son noir
Petit manteau coquettement ajusté.
Pour montrer sa main blanche
Il se touche le cou, l’index
bizarrement placé sur la tempe,
Le pouce appuyant sur la gorge.
Il fredonne dans sa barbe tout bas
Jusqu’à ce qu’il exulte enfin à voix haute
Sa voix s’élève et il chante :
« Lecho Dodi Likras Kalle !
Lecho Dodi Likras Kalle –
Viens, Bien-aimé, t’attend déjà
La fiancée, qui pour toi dévoile
Son visage rougissant !
Ce charmant cantique de mariage
Est composé par le grand,
le très célèbre chanteur d’amour
Don Jehuda Ben Halévy.
Dans ce chant on célèbre
Les épousailles d’Israël
Avec Madame la princesse Shabbat
Que l’on nomme la paisible princesse.
La perle, la fleur de toute beauté,
Que cette princesse. Plus belle
N’était pas la reine de Saba,
L’amie de cœur de Salomon.
Celle-là, un bas-bleu d’Éthiopie,
Voulait briller par l’esprit,
Et avec ses subtiles devinettes
Était à la longue fatigante.
La princesse Shabbat, qui
est en effet la personnification
de la paix, méprise tous
Les combats d’esprit et les débats.
Tout aussi fatale lui est la passion
qui trépigne et qui déclame,
Ce pathos précipité qui porte
les cheveux dénoués flottant au vent.
La paisible princesse cache modestement
Ses tresses sous le voile ;
Regards aussi doux que la gazelle,
Fleurit élancée comme un brin d’Adda.
Elle permet tout au bien-aimé,
Sauf une chose : fumer du tabac –
« Mon bien-aimé ! Fumer est interdit,
Puisque c’est aujourd’hui Shabbat.
Mais en contrepartie ce midi,
Tu auras, en remplacement,
Un plat qui est vraiment divin –
Aujourd’hui tu mangeras du Schalet !
Schalet, belle étincelle divine,
Fille de l’Elysée !
Ainsi ferait le poème de Schiller
S’il avait jamais mangé du schalet.
Le schalet est le met des cieux
Dont le bon Dieu lui même
Enseigna à Moïse la recette
Sur le mont Sinai.
Là où le très-haut de même
Révéla les bons articles de foi
Et les saint dix commandements
En lançant des tonnerres.
Le schalet est du vrai Dieu
L’ambroisie cacher,
La manne du paradis,
et comparé à de tels mets
C’est saloperie diabolique
Que l’ambroisie des faux
Dieux païens de la Grèce,
Qui étaient des diables grimés.
Mange le prince de tels mets,
Alors son œil brille transfiguré,
Et il déboutonne sa veste,
Et il dit avec un sourire bienheureux :
« N’entends-je pas le murmure du Jourdain ?
Ne sont-ce pas les fontaines de Bruxelles
Dans la vallée des palmiers de Beth-El,
Où bivouaquent les chameaux ?
N’entends-je pas les cloches des troupeaux ?
Ne sont-ce pas les moutons gras
Que des pentes du mont Gilead
Le soir le berger fait descendre ?
Mais la belle journée s’écoule ;
Comme avec de longues jambes d’ombre
Vient à grands pas la méchante heure
de la malédiction – le prince sanglote.
Il se sent comme si, glacés, des doigts
De sorcière s’emparaient son cœur.
Déjà le traverse l’épouvante
De la canine métamorphose.
La princesse tend au prince
Sa boîte de nard dorée.
Il la respire longuement. – il veut encore
Se délecter de la bonne odeur.
La princesse abreuve aussi le prince
De la boisson de la séparation –
Il boit en hâte, et dans la coupe
Ne restent que quelques gouttes.
Il en asperge la table,
Prend ensuite une petite veilleuse,
Et il la plonge dans le liquide,
Pour qu’elle crépite et s’éteigne.

Traduit par Claire Placial, pour Mélanie Adda.

Prinzessin Sabbat

In Arabiens Märchenbuche

Sehen wir verwünschte Prinzen,

Die zuzeiten ihre schöne

Urgestalt zurückgewinnen:

Das behaarte Ungeheuer

Ist ein Königsohn geworden;

Schmuckreich glänzend angekleidet,

Auch verliebt die Flöte blasend.

Doch die Zauberfrist zerrinnt,

Und wir schauen plötzlich wieder

Seine königliche Hoheit

In ein Ungetüm verzottelt.

Einen Prinzen solchen Schicksals

Singt mein Lied. Er ist geheißen

Israel. Ihn hat verwandelt

Hexenspruch in einen Hund.

Hund mit hündischen Gedanken,

Kötert er die ganze Woche

Durch des Lebens Kot und Kehricht,

Gassenbuben zum Gespötte.

Aber jeden Freitagabend,

In der Dämmrungstunde, plötzlich

Weicht der Zauber, und der Hund

Wird aufs neu’ ein menschlich Wesen.

Mensch mit menschlichen Gefühlen,

Mit erhobnem Haupt und Herzen,

Festlich, reinlich schier gekleidet,

Tritt er in des Vaters Halle.

»Sei gegrüßt, geliebte Halle

Meines königlichen Vaters!

Zelte Jakobs, eure heil’gen

Eingangspfosten küßt mein Mund!«

Durch das Haus geheimnisvoll

Zieht ein Wispern und ein Weben,

Und der unsichtbare Hausherr

Atmet schaurig in der Stille.

Stille! Nur der Seneschall

(Vulgo Synagogendiener)

Springt geschäftig auf und nieder,

Um die Lampen anzuzünden.

Trostverheißend goldne Lichter,

Wie sie glänzen, wie sie glimmern!

Stolz aufflackern auch die Kerzen

Auf der Brüstung des Almemors.

Vor dem Schreine, der die Thora

Aufbewahret und verhängt ist

Mit der kostbar seidnen Decke,

Die von Edelsteinen funkelt –

Dort an seinem Betpultständer

Steht schon der Gemeindesänger;

Schmuckes Männchen, das sein schwarzes

Mäntelchen kokett geachselt.

Um die weiße Hand zu zeigen,

Haspelt er am Halse, seltsam

An die Schläf’ den Zeigefinger,

An die Kehl’ den Daumen drückend.

Trällert vor sich hin ganz leise,

Bis er endlich lautaufjubelnd

Seine Stimm’ erhebt und singt:

»Lecho Daudi Likras Kalle!

Lecho Daudi Likras Kalle –

Komm, Geliebter, deiner harret

Schon die Braut, die dir entschleiert

Ihr verschämtes Angesicht!«

Dieses hübsche Hochzeitkarmen

Ist gedichtet von dem großen,

Hochberühmten Minnesinger

Don Jehuda ben Halevy.

In dem Liede wird gefeiert

Die Vermählung Israels

Mit der Frau Prinzessin Sabbat,

Die man nennt die stille Fürstin.

Perl’ und Blume aller Schönheit

Ist die Fürstin. Schöner war

Nicht die Königin von Saba,

Salomonis Busenfreundin,

Die, ein Blaustrumpf Äthiopiens,

Durch Esprit brillieren wollte,

Und mit ihren klugen Rätseln

Auf die Länge fatigant ward.

Die Prinzessin Sabbat, welche

Ja die personifizierte

Ruhe ist, verabscheut alle

Geisteskämpfe und Debatten.

Gleich fatal ist ihr die trampelnd

Deklamierende Passion,

Jenes Pathos, das mit flatternd

Aufgelöstem Haar einherstürmt.

Sittsam birgt die stille Fürstin

In der Haube ihre Zöpfe;

Blickt so sanft wie die Gazelle,

Blüht so schlank wie eine Addas.

Sie erlaubt dem Liebsten alles,

Ausgenommen Tabakrauchen –

»Liebster! Rauchen ist verboten,

Weil es heute Sabbat ist.

Dafür aber heute mittag

Soll dir dampfen, zum Ersatz,

Ein Gericht, das wahrhaft göttlich –

Heute sollst du Schalet essen!«

Schalet, schöner Götterfunken,

Tochter aus Elysium!

Also klänge Schillers Hochlied,

Hätt er Schalet je gekostet.

Schalet ist die Himmelspeise,

Die der liebe Herrgott selber

Einst den Moses kochen lehrte

Auf dem Berge Sinai,

Wo der Allerhöchste gleichfalls

All die guten Glaubenslehren

Und die heil’gen Zehn Gebote

Wetterleuchtend offenbarte.

Schalet ist des wahren Gottes

Koscheres Ambrosia,

Wonnebrot des Paradieses,

Und mit solcher Kost verglichen

Ist nur eitel Teufelsdreck

Das Ambrosia der falschen

Heidengötter Griechenlands,

Die verkappte Teufel waren.

Speist der Prinz von solcher Speise,

Glänzt sein Auge wie verkläret,

Und er knöpfet auf die Weste,

Und er sprich mit sel’gem Lächeln:

»Hör ich nicht den Jordan rauschen?

Sind das nicht die Brüselbrunnen

In dem Palmental von Beth-El,

Wo gelagert die Kamele?

Hör ich nicht die Herdenglöckchen?

Sind das nicht die fetten Hämmel,

Die vom Gileathgebirge

Abendlich der Hirt herabtreibt?«

Doch der schöne Tag verflittert;

Wie mit langen Schattenbeinen

Kommt geschritten der Verwünschung

Böse Stund’ – Es seufzt der Prinz.

Ist ihm doch, als griffen eiskalt

Hexenfinger in sein Herze.

Schon durchrieseln ihn die Schauer

Hündischer Metamorphose.

Die Prinzessin reicht dem Prinzen

Ihre güldne Nardenbüchse.

Langsam riecht er – Will sich laben

Noch einmal an Wohlgerüchen.

Es kredenzet die Prinzessin

Auch den Abschiedstrunk dem Prinzen –

Hastig trinkt er, und im Becher

Bleiben wen’ge Tropfen nur.

Er besprengt damit den Tisch,

Nimmt alsdann ein kleines Wachslicht,

Und er tunkt es in die Nässe,

Daß es knistert und erlischt.

Quelques mots d’explication, non tant pour proposer une interprétation du poème (j’en aurais bien une ou plusieurs, mais je les garde par devers moi) que pour expliciter un peu le réseau de références textuelles et culturelles qui est mis en œuvre par Heine.

« Princesse Shabbat » repose, dès le titre, sur l’allégorie traditionnelle d’Israël attendant et accueillant la fiancée Shabbat, devenue pour l’occasion princesse. Cette allégorie est présente dans l’hymne que, dans le poème, le chantre entonne à la tombée du jour, et remonte en fait à une tradition de lecture juive du Cantique des cantiques, qui voit dans l’échange amoureux des deux amants l’incarnation du peuple d’Israël et de son Dieu. Le poème évoque ainsi la soirée et la journée du shabbat à travers le recours à la figure de l’union amoureuse, qui sort du cadre de l’exégèse en ce qu’elle prend les accents du conte de fée – un conte de mauvaises fées. Le jour de shabbat est en effet le jour ou l’homme juif redevient homme, et cet homme est un prince, et échappe à la malédiction qui l’affecte et le transforme en chien, selon le modèle des contes d’Arabie. Le poème est composé par un auteur juif, qui a quitté l’Allemagne, non pas tant en raison de son judaïsme qu’à cause de la censure et de la proscription de ses œuvres ; son souci pour la condition juive étant du reste à mettre en lien avec sa préoccupation humaniste générale.

Le jour de shabbat est donc le jour de l’humanité juive ; c’est là sans doute ce qui fait le cœur du poème, et cela transparaît à travers une superposition tout à la fois complexe et humoristique d’évocations des realia du shabbat et des topoï amoureux du Cantique des cantiques. Le poème en effet suit le fil chronologique de la soirée. Le crépuscule tombe : le shabbat commence quand trois étoiles brillent dans le ciel. On entre dans la synagogue en baisant les « saints piliers », c’est-à-dire la mezouza contenant deux passages bibliques calligraphiés sur un parchemin. Les lumières sont allumées dans la synagogue, elles éclairent l’Almemor, qui est la plate-forme depuis laquelle est lue la Torah. Le chantre chante l’hymne lekha dodi : arrive donc la princesse Shabbat. Si elle interdit à son Bien-aimé Israël de fumer, c’est que fumer est proscrit en ce saint jour où l’on ne saurait allumer de feu ; la compensation en est justement la dégustation le samedi midi d’un plat typique du Shabbat pour les Juifs d’Europe centrale, le Schalet, qui a mitonné sur le feu (qu’on n’a donc pas éteint) depuis la veille. Ces realia, qui ancrent le poème dans les rituels ashkénazes, sont évoqués à travers un double intertexte, celui de l’hymne Lekha dodi, et celui du Cantique des cantiques.

À partir du moment où le chantre entonne le Lekha dodi (dont les premiers mots, cités dans le poème, signifient « Viens bien-aimé, la fiancée attend », et Heine développe en allemand le sens du début de l’hymne), c’est la métaphore nuptiale qui est filée à travers tout le poème, et à travers une terminologie issue du Cantique des cantiques, quoi que sans réemploi systématique. Chez Heine, les yeux rappellent les gazelles l a silhouette le brin de myrte, là où dans le Cantique, les yeux sont des colombes (Ct 1,15) et la stature de la femme évoque celle du palmier (Ct 7,8) ; le palmier est du reste évoqué plus loin chez Heine, et pousse alors à Beth-El, autre toponyme du Cantique (2,17), tout comme Gilead (4,1).

Aussi délicate et lyrique que soit l’évocation de la rougissante fiancée Shabbat cachant ses tresses derrière son voile (Ct 4,3), l’ironie chez Heine n’est jamais bien loin ; elle ne vient pas ici cependant détruire la parenthèse enchantée que représente la soir de Shabbat, mais agit, selon un procédé typique du poète, par rapprochement de ce qui en première instance semblait dissemblable, le divin et le familier, l’européen et l’oriental ; au final, le rire se fait instrument de l’humanisme. Le son qu’entend le Juif du Nord quand il pense au Jourdain, c’est celui des fontaines de Bruxelles ; la fiancée Shabbat perd bien vite les oripeaux de l’allégorie pour revêtir ceux d’une yiddishe mame excellente cuisinière, ce qui est le lieu d’une nouvelle superposition intertextuelle particulièrement savoureuse à qui connaît et Schiller et le Talmud. Le met que prépare à son prince Israël la princesse Shabbat, le schalet, est en effet comparé à la manne que mangent les hébreux pendant l’exode, ce qui fait référence à la comparaison talmudique de la nourriture du Shabbat et de la manne ; ce n’est pas cependant à travers les mots du Talmud que cette comparaison est introduite, mais à travers l’Ode à la joie de Schiller, qui est cité explicitement du reste dans le poème. « Schalet, schöner Gotterfunken/ Tochter aus Elysium » (« Schalet, belle étincelle divine,/ Fille de l’Elysée ! »), c’est une reprise évidente de « Freude, schöner Gotterfunken, etc. », le schalet étant ici l’incarnation de la joie sabbatique. La métaphore de la nourriture divine est du reste largement filée par la suite, la cuisine cacher étant louée par la princesse Shabbat comme supérieure à l’ambroisie des « faux dieux païens de la Grèce ».

Heine savait mal l’hébreu et n’était pas un philologue scrupuleux : tant mieux pour le lecteur. La citation de l’hymne Lekha Dodi se fait au moyen d’une graphie qui permet ainsi de rendre l’accent ashkénaze (le ch est à prononcer à l’allemande ; la voyelle hébraïque qamats est prononcée o). Heine par ailleurs attribue la paternité de l’hymne à Juda Halévi : c’est une erreur, mais une erreur féconde dans la création heinienne, puisqu’il consacre le poème suivant à la figure du poète médiéval de Tolède, considéré comme l’un des plus grands poètes en langue hébraïque. Les limites de la connaissance de Halévi par Heine sont perceptibles également dans la façon dont il écrit « Jehuda ben Halevy » : ce « ben », « fils de », n’a pas raison d’être devant « Halévy », « le lévite » ; en réalité la graphie allemande correcte et exhaustive de son nom serait « Jehuda ben Schmuel ha-Levi ». J’ai néanmoins conservé dans la traduction et la transcription avec accent ashkénaze du Lekha Dodi, et la graphie erronée du nom de Halévi, l’un comme l’autre contribuant à incarner dans le poème traduit en français l’hébreu tel que l’entendait et le comprenait Heine. De même, je n’ai pas traduit en français le mot Adda dans le vers « Blüht so schlank wie eine Addas », que j’ai traduit par « Fleurit élancée comme un brin d’Adda ». Ce mot est sans doute un emprunt, mal transcrit, à l’hébreu : Heine fait référence au myrte, qu’on retranscrit plutôt Haddas. Adda et Haddas étant des noms de famille juifs, il n’est pas à exclure de la part de Heine une allusion à une jeune fille portant ce nom. La traduction française ne prétend ici pas éclaircir un original obscur, et conserve, y compris dans sa graphie problématique, le mot hébreu inclus dans le texte allemand. Elle me permet en outre de souhaiter Joyeux Hanukkah à Mélanie – je suis certaine que Heine n’aurait vu aucun inconvénient à l’insertion d’un hypotexte dans l’intertexte.

Je parle de ce poème ici

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