Sur le chat de Pétrarque

Le poète de Florence a deux fois aimé,
Moi d’abord, puis Laure sa très-honorée.
Que ris tu ? mignonne, elle était digne de ses chaleurs,
Et ma grand’ loyauté avait mérité ses faveurs.
Elle fit qu’il fut gagné du désir et du courage d’écrire,
J’ai fait que les écrits les outrages des souris ne subirent.

Traduit par Claire Placial

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Auff des Petrarchen Katze

Der Tichter von Florentz hat zweyerley geliebet /
Mich vor / die Laura dann der er viel ehre giebet.
Was lachst du ? ihre ziehr war würdig solcher brunst /
Und meine grosse trew verdiente gleichfals gunst.
Sie machte dass er lust und muth gewann zum schreiben /
Ich machte dass die schrift von mäusen kundte bleiben.