La fille du salon de thé

A toi, Kay Christènsen

La fille du salon de thé se réveilla…
et tout était couché en rond, ivre de la rosée, seulement le temps
s’envola silencieusement.

et la fille du salon de thé dansa…
et dansèrent avec elle les vagues, les forêts, les nuages, les
mondes… et tout jouait et chantait en rond, seulement le temps
s’envola silencieusement.
Regarde, même le soleil rouge danse !
alors qu’il trébuche déjà, dévale dans l’espace
infini…
Regarde, le soleil rouge mourut.

Et alors que la lune et les étoiles dormaient encore la nuit
éternelle fut.

Elle ne se réveilla plus jamais
La fille du salon de thé.

Traduit par Victoria Weidemann

Das Teehausmädchen

Dir, Kay Christènsen

Das Teehausmädchen erwachte…
und alles lag vom Tau berauscht im Kreise, nur leise
enteilte die Zeit.

und das Teehausmädchen tanzte…
und da tanzten die Wogen, die Wälder, die Wolken, die
Welten … und alles spielte und sang im Kreise, nur leise
enteilte die Zeit.
Sieh, sogar die rote Sonne tanzt!
doch schon glitt sie aus … saust hinab in endlosem
Raum…
Sieh, die rote Sonne starb.

Und da Mond und Sterne noch schliefen ward es ewige
Nacht.

Es erwachte nie wieder …
Das Teehausmädchen.

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