Chantier de traduction : autour de H. Heine

Ce poème est paru en 1826 dans le recueil Die Heimkehr.

LXIV

Ils m’ont donné conseils et de bonnes leçons,
Ils m’ont intégralement couvert d’honneurs,
Ils ont dit qu’il fallait seulement que j’attende,
Ils ont voulu me prendre sous leur protection.

Mais avec toutes leurs protections
J’aurais bien pu crever de faim,
S’il n’était venu un brave homme,
Qui courageusement a pris soin de moi.

Le brave homme ! Il m’a donné à manger,
Je ne veux l’oublier, jamais au grand jamais !
Dommage que je ne puisse l’embrasser !
C’est que c’est moi-même, ce brave homme !

Traduit par Claire Placial

LXIV

Gaben mir Rat und gute Lehren,
Überschütteten mich mit Ehren,
Sagten, daß ich nur warten sollt,
Haben mich protegieren gewollt.

Aber bei all ihrem Protegieren
Hätte ich können vor Hunger krepieren,
Wär nicht gekommen ein braver Mann,
Wacker nahm er sich meiner an.

Braver Mann! Er schafft mir zu essen.!
Will es ihm nie und nimmer vergessen!
Schade, daß ich ihn nicht küssen kann!
Denn ich bin selbst dieser brave Mann.

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