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Épilogue

Comme dans le champ les tiges de blé
Croissent et ondoient dans l’esprit humain
Les pensées.
Mais les tendres pensées d’amour
Sont comme, épanouies entre les tiges de blé,
Les fleurs rouges et bleues.

Les fleurs rouges et bleues !
Le moissonneur grincheux vous rejette comme inutiles,
Les fléaux de bois vous battent en ricanant,
Et même l’indigent voyageur,
Que votre vue enchante et encourage,
Hoche la tête,
Et dit vous appelle joli chiendent.

Mais la jeune campagnarde,
La tresseuse de couronne,
Elle vous honore et elle vous cueille,
Et avec vous elle pare ses belles boucles,
Et ainsi ornée, elle court au bal,
Où pipeaux et violons résonnent joliment,
Ou bien elle court reprendre son livre muet,
Où la voix de l’amour résonne plus joliment encore
Que les pipeaux et les violons.

Traduit par Claire Placial

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Epilog

 

Wie auf dem Felde die Weizenhalmen,
So wachsen und wogen im Menschengeist
Die Gedanken.
Aber die zarten Gedanken der Liebe
Sind wie lustig dazwischenblühende,
Rot’ und blaue Blumen.

Rot’ und blaue Blumen!
Der mürrische Schnitter verwirft euch als nutzlos,
Hölzerne Flegel zerdreschen euch höhnend,
Sogar der hablose Wanderer,
Den eu’r Anblick ergötzt und erquickt,
Schüttelt das Haupt,
Und nennt euch schönes Unkraut.

Aber die ländliche Jungfrau,
Die Kränzewinderin,
Verehrt euch und pflückt euch,
Und schmückt mit euch die schönen Locken,
Und also geziert, eilt sie zum Tanzplatz,
Wo Pfeifen und Geigen lieblich ertönen,
Oder zur stillen Buche,
Wo die Stimme des Liebsten noch lieblicher tönt
Als Pfeifen und Geigen.