Ascète

Quelqu’un expie dans l’Himalaya

ce qu’il fit en tant que roi, qui, vêtu de douce soie
dans les dédales de ses palais
marchait dans les nuages de jacinthes sacrées, et dont écoutaient
des milliers de femmes les plus belles et d’éléphants blancs
l’œil lunatique, et toutes choses
étaient comme ses esclaves…

Quelqu’un souffre dans la nuit morne, car il a oublié que quelqu’un existe,
qui a tout mesuré.
Quelqu’un attend.

Attend un matin
qui vint alors
comme si de jeunes mères rêvaient sans chagrin…

Quelqu’un avait été né.

© traduit par Victoria Weidemann

 

Asket

Einer büßt im Himalaya

was er als König getan, der mit weicher Seide angetan in
seiner Paläste Labyrinthen in Wolken heiliger Hyazinthen
ging, und tausende schönster Frauen und weißer Elefanten
seinem launischen Auge lauschten, und alle Dinge
waren wie seine Sklaven…

Einer leidet in öder Nacht, weil er vergaß, daß Einer ist,
der Alles maß.
Einer wartet.

Wartet auf einen Morgen
der da kam
als träumten junge Mütter ohne Sorgen…

Einer war geworden.